Lorsque Lawrence Lessing analyse le droit d’auteur : on dit amen !

Cette fabuleuse et complète conférence de Lawrence Lessing est bien connue des passionnés du débat sur le piratage et du droit d’auteur au sens large. J’avais moi même eu l’occasion de la voir lors de sa courte publication il y a quelques mois avant que la vidéo du professeur ne soit censurée par Warner. La conférence qui avait été donnée le 24 mars à San Diego avait été retirée de Youtube.

c403c6ca38

Le professeur Lawrence Lessing, l’inventeur de la Creative Commons (la licence libre) a donné ce jour la une belle leçon à l’industrie du disque en analysant fabuleusement la situation. Le seul regret : si seulement l’industrie ou nos politiques pouvaient s’ouvrir aux hommes de progrès et d’avancées plutôt que stagner dans le culte de la stabilité utopiste présente (surtout quand cet équilibre n’est plus).

Cette vidéo de 45 min a été traduite en français et nous en remercions M. Rahal, administrateur système et internaute passionné par ce débat.

Pour ceux qui ne comprenaient pas l’anglais ou qui avaient raté ça c’est ici que ça se passe :

“Création et Internet”, un projet qui fait trembler…

">

“Création et Internet”, un projet qui fait trembler…

Voté le 4 mars prochain, il est temps de commencer à se pencher sur la loi miracle du gouvernement pour museler les pirates, relancer la création et permettre à des Jimi Hendrix en herbe de produire de nouveaux albums aussi fabuleux qu’on pouvait entendre AVANT ! Avant l’avènement d’Internet, avant que le P2P s’inscrive comme une consommation “normale’ chez les internautes…

Il faut quand même reconnaitre qu’en ce moment, le gouvernement dépense beaucoup pour la crise, réduit ses rentrées (prévoit la suppression de la taxe professionnelle, exonérations d’impôts aux foyers en difficulté…) et devrait selon ce projet dépenser plusieurs dizaine de millions d’euros pour mettre en place une politique répressive : décrypter les données des serveurs P2P coutera cher pour déterminer à qui les menaces de couper le compte Internet doivent arriver… Il est probable que l’affaire soit plus une politique de prévention et de pédagogie que de répression.
La proposition de loi demande d’ailleurs à se que l’accès à Internet ne puisse pas être refusé aux internautes en guise de sanction, ceci s’inscrivant dans la liberté d’opinion et de libre arbitre de chacun.
L’idée d’une “licence globale” payée par les internautes pour combler les droits d’auteur et qui légaliserait le transfert de fichier protéger par les droits d’auteur semble écarté. La proposition d’amendement du député socialiste Patrick Bloch a été refusé (dans le cadre de la loi DADVSI de 2006).
Un “portail blanc” devrait être mis en place dans le but de gérer l’accès à plusieurs sites déterminés. Ce portail devrait faciliter l’accès aux œuvres légalement. La licence d’exploitation des œuvres cinématographique va à nouveau réduire sa durée d’exploitation dans les salles noires : seulement 4 mois après la sortie du film, on pourra le trouver en VOD ou DVD, et non plus 7 mois (est ce une mesure dangereuse pour le cinéma qui est entre autre de plus en plus cher (voire hors de prix)?). En effet la loi précise : “le délai d’accès aux films par les services de « vidéo à la demande » (VOD) sera ramené au même niveau que celui du DVD, c’est-à-dire six mois après la sortie du film en salle, aussitôt que le mécanisme de prévention et de lutte contre le piratage sera effectif.”

“Cet accord est historique, car c’est la première fois que les mondes du cinéma, de la musique et de l’audiovisuel se mettent d’accord sur les solutions pour lutter contre le piratage et pour améliorer l’offre légale, mais aussi la première fois qu’un consensus est créé avec les fournisseur d’accès à internet.” Le gouvernement, et ce projet de loi, vient dans son rôle de pompier des acteurs principaux qui, trop endormis sur leurs bénéfices et croyant en la pérennisation de leur modèle économique, n’ont pas su voir arriver Internet et en tirer partie. Il s’agit pourtant d’une règle qui ne pardonne pas aux petits acteurs… Est ce l’idée la plus pertinente qui pouvait se mettre en place ? Seul l’avenir nous le dira…

Une des conséquences qui me semble évidente est la possibilité que cette loi boost la vente de musique numérique sur Internet se qui ne peut que satisfaire les deux acteurs principaux, bientôt peut être trois : Apple et iTune, Amazon et AmazonMP3 et peut être donc Orange et WorWee…

Je vous propose de télécharger le projet de loi si cela vous intéresse ou vous concerne, le diagnostic date un peu mais reste intéressant et résume de manière correcte la situation à mon sens : Le projet de loi à Christine.

USA : terre de prédilection pour un téléchargement légal ?

">

USA : terre de prédilection pour un téléchargement légal ?

C’est du moins se que tente de démontrer Charles Nesson, un professeur de Droit de l’Université d’Harvard (rien que ça) qui assigne la RIAA (Recording Industry Association of America) pour bloquer leurs juristes.

La RIAA avait attaqué des centaines d’actions à l’encontre d’internautes qui auraient téléchargé illégalement de la musique sur Internet.
L’ambition est de démontrer que l’outil législatif utilisé par la RIAA pour ses poursuites civiles, à savoir le Digital Theft Deterrence and Copyright Damages Improvement Act (1999) est illicite par rapport à la constitution américaine (rien que ça).

Lire la suite

L’achat de musique sur Internet en hausse, le bout du tunnel pour les majors ?

">

L’achat de musique sur Internet en hausse, le bout du tunnel pour les majors ?

Selon une étude de la CEA (Consumer Electronics Association), l’écoute de musique et le lecteur MP3 sont au top des usages des jeunes américains. La musique et la technologie qui permet de l’écouter est une technologie dont ils n’imaginent pas pouvoir se passer.

Lire la suite