Amis passionnés de musique, et je parle de cette musique qui explore les recoins de cet art avec force et intelligence, les rares qui au fond ont réellement fait avancer les choses, Arte met à l’honneur un musicien hors norme : envoutant et enrichissant : Steve Reich. Il est entre autre le père de la musique répétitive et a réalisé une discographie et un ensemble de projets absolument époustouflants. Un musicien intéressant qui est un des rares à nous proposer une autre version de la musique que celle que nous entendons, il a su rester loin de l’intellectualisme en gardant une touche de musique plus populaire (par le jazz). Une musique subtile dont on trouve la richesse qu’à travers une véritable introspection intellectuelle. Un documentaire de 52 minutes lundi 28 septembre à 22h45 : un événement rare à ne pas rater.
“La liberté avec laquelle Steve Reich aborde la composition a quelque chose de fascinant.” Oui Steve Reich fait parti de ces OVNI de la musique, un révolutionnaire borderline entre le merveilleux et l’expérience qui a marqué la musique. “Lorsqu’on est américain, l’imagination se développerait-t-elle mieux - loin des contraintes formelles de l’histoire musicale européenne ? Un Franck Zappa n’est pas si éloigné d’une démarche ouverte, libre, fantaisiste, dont l’éclectisme se nourrit de toutes les tendances créatives à son époque, au delà des étiquettes et des chapelles intellectuelles: pop, rock, classique, et contemporain. L’expérimental est un mode ordinaire. Reich comme Zappa ouvrent des perspectives salvatrices pour le genre musical contemporain…” Voici ce que l’on peut lire dans le résumé proposé par Arte pour son programme… tout un programme non ? Certains m’accuserons que lorsque Zappa est cité je fonce. Certes. Mais j’écoute Steve Reich depuis des années, loin de moi un expert de ce personnage et son oeuvre, et je dois dire que je partage ces mots avec conviction.
Pour la suite : une rapide bio et une description du reportage, permettez moi de continuer à citer l’article du site d’Arte (que vous retrouverez ici) car je le trouve complet.
“Né en 1936 - élève de Darius Milhaud et Luciano Berio, au Mills College (Californie)-, Steve Reich impose immédiatement un tempérament hors normes, une curiosité sans frontières: il sait très tôt forger son propre style, à partir de la musique baroque, de Béla Bartók, d’Anton Webern, d’Igor Stravinsky, mais aussi du jazz, des musiques traditionnelles (en particulier africaines) et de la cantillation hébraïque.
Pilier du courant minimaliste américain, le New Yorkais réintroduit la tonalité dans la musique contemporaine, réconciliant ainsi, grâce aussi à la pulsation, les musiques savantes et populaires. En héritier du génie typiquement américain, ce melting-pot, qui brasse les genres et les styles, et par où passèrent ses illustres prédécesseurs, Charles Ives, George Gershwin et Leonard Bernstein, le jeune Américain est tout autant impressionné par le chant d’Ella Fitzgerald et d’Alfred Deller, que par Bach, Stravinsky et le jazz de Miles Davis, Kenny Clarke ou John Coltrane.
Génial touche à tout.
Le film restitue le parcours du créateur, touche à tout génial, qui, avec son compatriote Philip Glass, est le fondateur de la musique ” répétitive “. Depuis le montage analogique de ses premières pièces sur bandes jusqu’aux nouvelles technologies utilisant l’échantillonneur et la vidéo, la caméra suit ses approches visionnaires, au plus près de la création, avec les fidèles interprètes de son ensemble Steve Reich and Musicians (créé il y a 40 ans !) : autant d’étapes successives d’une évolution qui l’ont mené au succès public, sans que soit sacrifiée son indépendance d’esprit.
Steve Reich revient ainsi sur les épisodes et les œuvres marquants de sa carrière. De la création de son propre ensemble (Steve Reich and Musicians), au sein duquel il s’est investi lui-même comme interprète, à l’avant-garde américaine, riche en chorégraphes, sculpteurs, peintres et cinéastes, à laquelle il participe activement, de ses œuvres jouées dans une nouvelle scénographie vidéo à une approche presque religieuse de la musique, Steve Reich nous fait écouter et voir de nombreuses œuvres filmées dans de nombreux lieux, au Havre, à Tokyo, à Rome, à New York et à Manchester… Le portrait où le sujet principal nous guide dans sa propre création, s’avère passionnant.”
Plus de 140 disques ont publié les œuvres de Steve Reich. Les albums les plus célèbres sont certainement “City Life” en 1995, Sextet en 1985 ou Six Marimbas en 1986. Il demeure du moins difficile, outre ces 3 exemples, de vous citer par quel bout découvrir ce monstre de la musique…
Oeuvres de Steve Reich (source : Wikipedia) :
Œuvres de jeunesse
1961 : Music for String Orchestra (œuvre d’écriture dodécaphonique)
1963 : Four Pieces (composition de fin d’études au Mills College)
1963 : Pitch Charts (composition en partie improvisée)
1963 : The Plastic Haircut, musique de film expérimental
1963 : Ubu Roi (composition pour spectacle de mime)
1964 : Oh Dem Watermelons, musique de film expérimental
1964 : Music for Two or More Pianos
Œuvres éditées
1965 : It’s Gonna Rain
1966 : Come Out
1966 : Melodica
1966 : Reed Phase
1967 : Piano Phase, arrangé en Marimba Phase (1985)
1967 : Violin Phase
1967 : My Name Is
1968 : Pendulum Music
1969 : Pulse Music
1969 : Four Log Drums
1970 : Four Organs
1970 : Phase Patterns
1971 : Drumming
1972 : Clapping Music
1973 : Music for Pieces of Wood
1973 : Music for Mallet Instruments, Voices, and Organ
1973 : Six Pianos, arrangé en Six Marimbas (1986)
1976 : Music for 18 Musicians
1978 : Music for a Large Ensemble
1979 : Variations for Winds, Strings and Keyboards
1979 : Octet
1979 : Eight Lines (achevé en 1983)
1981 : Tehillim
1982 : Vermont Counterpoint
1984 : The Desert Music
1985 : Sextet
1985 : New York Counterpoint
1986 : Six Marimbas
1986 : Three Movements
1987 : Electric Counterpoint, composé pour Pat Metheny
En complément de l’article précédent qui donnait une vision assez théorique de la communication sensorielle, et pour étayer les arguments de notre publication sur la musique & la communication : notre e-book intitulé “Le rôle de la musique sur le comportement humain” (cliquez ici), nous vous invitons à visionner un reportage très intéressant diffusé sur France 2 en janvier 2009. Cette enquête présente la démarche communicative mise en place par un centre commercial ; et comme vous pourrez le constater, l’ambiance marchande a minutieusement été créée via une stratégie sensorielle pour séduire et captiver les visiteurs.
Pour en savoir plus, nous développons ces thématiques en nous concentrant sur la musique dans notre e book : procurez vous un exemplaire au plus vite
Reportage sur la communication sensorielle diffusé sur France 2
Une belle réussite parodique qu’on attribue à nos amis du web les Fatals Picards, qui, il faut le dire, maitrisent depuis longtemps le buzz made in Dailymotion.
Video que j’ai découvert que l’excellent blog Numb3rs. Un clip qui dénonce l’attitude “m’as-tu vu” des Enfoirés qui, sans remettre en cause la noble cause servis, sent effectivement un peu la promo égoïstement agencée de nos artistes made in France favoris, qui ne sont pas des pros de la pub.
Bon c’est un peu facile pour moi de balancer la vidéo vu que ce genre de concert n’est pas ma cam.
Mais il faut reconnaite que les Fatals Picards cassent un tabou : critiquer un tel concert dont la cause est elle, incriticable. Mais comme l’indique notre ami Numb3rs, l’esprit n’a-t-il pas dévié ?
Petit billet pour un petit peu de fun. Le genre de chanson qui plait à mon pote Jason mais qui, il faut bien le reconnaitre met du baume au cœur.
Un a cappella quand c’est bien fait ça l’fait quand même…
L’émission de Manu Katché ONE SHOT NOT revient sur Arte, ce samedi 31 janvier à 22h45 pour une 2nde saison.
Est il encore nécessaire de présenter Manu Katché. Batteur français de renommée internationale, il a joué au coté de Peter Gabriel, Sting, Dire Strait, Richard Wright (défunt pianiste des Pink Floyd) ou encore Joe Satriani. La liste est longue il est difficile d’être exhaustif avec ce genre de zicos, plus musicien de studio que de scène. Jazz man de formation il tourne très régulièrement à travers la France et plus encore en trio, quartet ou quintet de jazz avec des musiciens de renom (tel que Richard Bona) ou avec des p’tits nouveaux.
Ah oui j’oubliais se que vous attendiez tous, il a animé en tant que jury la Nouvelle Star pendant quelques saisons… on sait tous que le jazz ça paye pas des masses…
C’est du moins le pari réussi du célèbre groupe Nine Inch Nails, rock indus américain qui déclare un bénéfice de 1,6 million de $ en une semaine sur leur dernier album Ghost I-IV sorti début 2008.
Dis comme ça on pourrait imaginer que l’album a cartonner dans les chart mais en réalité l’album n’était pas dans les chart… le groupe favorisé le partage et la gratuité à l’hédonisme et vilain capitalisme.
L’album comprenait 36 titres (rien que ça) distribués gratuitement sous la licence libre : “reproduire, distribuer et communiquer cette création au public”. La modification de l’oeuvre est même autorisée à condition de citer le nom de l’auteur originale à chaque fois. Seul l’exploitation commerciale ou la distribution est interdite.
Le catalogue musical proposé par iTunes n’a plus de verrouillage de protection des droits d’auteurs pour l’intégralité de son catalogue. Cette événement a pour directe conséquence de baisser les prix sur la plate-forme de vente de musique en ligne, largement leader sur le marché puisqu’elle génère à elle seule 70% des ventes de musique sur Internet.
Depuis lundi, 80% du catalogue de iTunes est vendue sans la fameuse DRM (”Digital Rights Management”). La DRM était un dispositif anticopie qui protégeait les droits d’auteur en limitant l’écoute du son à certains logiciel, le nombre d’écoute ou même d’envoyer le fichier vers un iPod (FairPlay de Sony par ex).
Fin mars 10 millions de titres seront vendus en toute liberté, sans aucun système de verrouillage.
Finis les prix uniques sur iTunes. Si Apple satisfait les internautes avec cette nouvelle concernant les DRM, ils savent également satisfaire les maisons de disque en proposant les titres anciens à 0.69$ et les nouvelles productions à 1$29.
iTunes n’est pas innovant en supprimant la DRM des titres de leur catalogue. Amazon l’a fait fin 2007 et avait fait le buzz en négociant avec les 4M du marché : EMI, Sony, Universal et Warner. Malgré son catalogue de 6 millions de morceaux mp3, Amazon ne représente que 10% du marché de vente de musique en ligne.
L’enjeu étant que même si le marché est en progression, il l’est que de 27% en 2008 contre 45% en 2007. Il s’agit bien la d’un marché à dynamiser.
Le buzz commence déja depuis un jour ou deux : une rumeur parcours le web comme quoi le studio Traveller’s Tales serait en train de préparer un jeu vidéo LEGO Rock Band. Suite au succès de Star Wars ou Indiana Jones version LEGO, Nick Ricks, l’un des producteur de la série a annoncé sur le site Eurogamer.net qu’il y aura un nouveau jeu LEGO en 2009 et que le résultat sera surprenant.
Rock Band est LE jeu du moment qui se paye le mannequin Heidi Klum pour faire sa promo TV. Le jeu permet aux gammers passionnés de musique et qui par manque de temps (on sait tous qu’ils bossent trop) ne peuvent pas apprendre un vrai instrument, de simuler le jeu d’une guitare électrique ou une batterie grace à une charmante mini imitation. Les titres à reprendre sont variés mais permettent de s’éclater sur du police, du Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest ou encore System of a Dawn. 18 titres lives d’AC/DC se sont rajouté par une extension il y a peu.
La musique rock a bel et bien été à l’honneur en 2008…
Pas moins de 200 start-up qualifiées innovantes sont nées en 2008 dans le secteur de la musique. Autant dire que la productivité se porte bien.
Il faut reconnaitre que depuis que le piratage pose un problème aux grands distributeurs, l’attention médiatique est à son comble. Un certain nombre de malins ont profité de cet essor pou innover les techniques de promotion, de production ou de distribution. Comme nous l’avons constaté dans un précédent billet, c’est également l’utilisation de la musique qui est en hausse notamment grâce aux nouveaux supports que propose Internet et le web 2.0 : les sites webs, les podcasts, les bannières… Un certain nombre de catalogues musicaux ont vu le jour à cet effet (lire article précédent sur ce sujet) se qui ancre la musique comme un vecteur de communication à part entière.
Bonjour à tous !
Avant de rentrer dans le vif du sujet et de faire court et synthétique, je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes.
Vous n’avez pas été très nombreux à avoir participé au concours. Il semble qu’il est été plus difficile que se que je pensais… j’ai pourtant essayé de me limiter à des grands classiques de la musique des années 70, progressive pour certains, certes. Un blind test est de toute façon toujours un exercice difficile.
LE grand gagnant de ce concours est sans aucun doute Maxime Mantovani : l’unique sans faute de la partie. Bravo Max, tu remportes un Ipod. Je te l’envoie as soon as posible, dès qu’un commerce comprends moins de 254 personnes à la caisse.
LE second grand gagnant est Clément, qui totalise un score de 23 points / 26. Pas mal de joué. Idem, je t’envoie tout très rapidement bravo, maintenant t’es in ! Tu vas considérablement améliorer ta vie sociale grâce au Ipod, ta vie ne sera plus jamais la même ;)))
Mais ne soyons pas mesquin : voici la solution du concours (que je laisse actif encore quelques jours pour que vous puissiez comparer) :
Pour les plus curieux et ceux qui ont envie d’étendre leur culture musicale aux titres qu’ils ne connaissaient pas j’ai essayé de trouver une vidéo de chacun des titres (deux manquent à l’appel, dsl), j’espère que vous apprécierez ces titres tous aussi fabuleux les uns que les autres !!
Merci à ceux qui ont participé !
j’organise un prochain blind test spécial publicité fin janvier (le temps de diffuser la majorité des titres dans la web radio comme toujours ;)).