La musique s’écoute sur Internet

Il semble bien que la fin des supports physique est sonnée, en tout cas peut être pour qu’un temps.
Le nombre de sites proposant l’écoute de musique en streaming ou même le téléchargement légal de fichiers audio a explosé ces derniers mois. On peut se demander pour combien de temps ces business models vont ils s’imposer en sachant que certains acteurs s’essoufflent déjà.

Beezik, nouveau futur acteur du marché est sur le point de proposer plus de 2 millions de morceaux en téléchargement légal et gratuit. :La publicité change des formats habituels de ces sites-like en proposant une vidéo de 10 à 15 secondes, imposée aux internautes. On retrouve également sans surprise les catalogues des majors (l’intégralité d’EMI et d’Universal) au format MP3 (la preuve une fois de plus que le combat ce fera sur les indépendants et plus vraiment les majors). L’aventure promet  enfin aux internautes de recevoir 30 centimes de bon d’achat chez des partenaires en échange d’un téléchargement… le mystère s’éclaircira début juin.

Mais c’est Napster qui fête son grand come back sur le devant de la scène. Symbole at vitam eternam du téléchargement illégal mais aussi premier grand procès contre cette pratique, Napster revient avec un forfait illimité pour écouter de la musique en streaming.

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Depuis 2001 Napster tente de nouveaux modèles de diffusion d’œuvres. Depuis le 19 mai 2009 il propose pour 5$ / mois de télécharger 5 titres et d’écouter en streaming de façon illimité le catalogue de plus de 7 millions de titres. L’offre est cependant réservée aux internautes du sol américain ou anglais.

On retrouve également tous les classiques du communautaire musical : des radios (sans publicités,) la possibilité de faire ses propres playlists…

Le business model “modèle” n’est pas encore trouvé. Ces sites fonctionnent grâce à la publicité mais, même si les taux de visite sont très élevés, il devient délicat de vendre de l’espace pub à des prix honorables. La crise étant installée et, alors qu’on voit des valeurs sures telles que TF1 ramer pour boucler les fins de mois, on peut imaginer que la situation risque d’être délicate. Deezer est un parfait exemple de réussite dont les limites commencent à se faire sentir au travers le cruel manque de revenu pour couvrir les frais de fonctionnement ou d’étendre leur catalogue.
Je ne vais pas étonner certains en citant mon chouchou Wolfgangsvault qui décline son offre à la vente de goodies, d’objets de collection ou de photos en plus de la publicité… Un site ou on aime y rester un moment pour écouter des lives du passé de Genesis à Frank Zappa en passant par les Allman Brothers et Eric Clapton.

Et vous, comment écoutez vous de la musique ???

La PS3 aura bientôt sa chaîne musicale interactive !

Hier, Sony Computer Entertainment Europe annonce la création de VidZone, chaîne musicale interactive gratuite (et donc financée par la publicité) sur la PS3. Imaginez un Deezer ou Spotify sur PS3…

L’outil apparaitra dans le menu de votre console à l’onglet Musique et permettra en aux internautes de regarder la musique en streaming.

De gros partenariats sont attendus avec les principales majors de l’industrie du disque et les indépendants les plus importants mais aucun nom n’est cité à ce jour.

A mis chemin entre Deezer et autre sites d’écoute de musique en streaming et MTV, VidZone proposera la possibilité de créer ses propres playlists de vidéos et pourront être reportées sur la PSP et pourquoi pas (pas encore confirmé) écoutables de n’importe ou.

La VidZone est attendu pour cet été sur le Playstation Store. La PS3 confirmerait son avance sur le réseau via le web que propose la console en misant à la fois sur un loisir qui marche : la musique et une valeur sur : le communautaire. Le système des Playlist étant associées à des comptes, nous pouvons imaginer, au delà du Playstation Home, la déclinaison d’autres outils communautaire sur la console et pourquoi pas vendre la console prochainement avec un clavier… et une souris pour mieux viser… aaah mais c’est déjà fait ça !

Hadopi, le retour

Suite à l’échec , Hadopi passe en force avec 296 voix contre 233. Le téléchargement illégal est donc bien sanctionné par une coupure de l’accès Internet à partir de la troisième récidive. La loi ne reçoit pas un bon accueil pour l’essentiel de la communauté web qui lance par ci par la des groupes d’opposition alors que les députés européens tentent de faire de l’accès à Internet un droit fondamental. La loi satisfait les plus gros acteurs de l’industrie du cinéma et de la musique pour garantir un système qui, comme souvent, refuse d’évoluer.

Le site Agora Vox nous rappelle le communiqué d’UFC-Que choisir dont nous avons déjà parlé dans des billets précédents qui avait entamé la démarche de fournir aux élus français les études indépendantes effectuées sur la thématique du téléchargement, ses conséquences et l’analyse des modèles économiques actuels. Le résultat étant sans surprise : le lobbying et le poids de ces acteurs en perte de vitesse altèrent la vision du débat qui repose depuis le départ sur des déclarations fausses, faisant sourde oreille aux études indépendantes.

Nous l’avons déjà largement compris en lisant les différents débats du net : l’adresse IP ne peut pas constituer une valeur judiciaire fiable. La loi votée est bancale et, même si l’on peut discuter éternellement du fondement de l’engagement (le problème est-il considéré dans le bon ordre?), il s’agit bien d’un projet de loi qui risque de faire plus de mal que de bien dans son état actuel.

Nous sommes à nouveau dans un modèle de sanction. Plutôt que de penser la réorganisation d’un système qui est déjà en mutation, le gouvernement s’obstine à punir. Nous avons largement cité à travers ce blog les exemples de licences ou de distributions qui proposent une révolution du marché, laissant complètement en marge les majors pour qui la révolution marketing n’est vraiment pas pour aujourd’hui (ni même programmée pour demain).

Cette loi risque d’avoir entre autres pour conséquence de développer un monde culturel à deux vitesses, le premier écrasant l’autre sur la question de la promotion et de son alliance intrinsèque avec les grands médias, un second qui confirmera une distribution, encore en mutation mais en cours de stabilisation. L’élément le plus certain revient aux spectacles vivants, qui seront certainement le grand retour de la musique des années à venir, point important pour les millions d’intermittents qui font leurs heures en montant des événements comme techniciens.

Une progression est en route vers un nouveau modèle où le public joue un rôle déterminant et ne gobera plus les mêmes daubes qu’on lui servira. Le public, de plus en plus exposé à la musique et la vidéo mais aussi à des modèles économiques différents et tout aussi puissant va forcément devenir de plus en plus exigeant et demander à la fois un niveau de qualité de plus en plus élevé et des marges de moins en moins forte.

Et oui mes amis : dans tous les cas, l’ère du cd à 19€ est terminé…

Marketing visuel, les couleurs et les formes se rebellent !

L’aspect visuel est le pilier le plus ancien du marketing sensoriel. Le choix des couleurs et des formes dans la conception d’un produit, dans la réalisation d’une campagne publicitaire, constitue un facteur clé de succès qui n’est plus à démontrer aux grands décideurs. Notons en effet que la vue est le sens le plus sollicité, cela s’expliquant par le fait qu’il est le plus stimulé par l’environnement.

La convergence de la société de consommation a poussé les entreprises à repenser leur démarche commerciale pour répondre aux nouvelles exigences « client ». Désormais, il s’agit d’interpeller, de déclencher chez le consommateur des réactions émotionnelles l’influençant sur la perception du produit, du lieu de vente, de la publicité… Cette influence ayant pour principal objectif de favoriser l’acte d’achat. La notion de « différenciation », même si elle vue le jour dès la révolution industrielle, est aujourd’hui plus que jamais un élément stratégique à ne pas négliger et cela se traduit en premier lieu par la prise en considération de la part du visuel dans son offre.

Certaines marques ont su gagner leur renommée grâce à l’originalité visuelle et ergonomique de leurs produits et de leurs publicités ; Apple est un parfait exemple pour illustrer ce parti pris stratégique ; depuis l’iMac, la marque ne cesse d’imposer une créativité transversale exemplaire pour chaque lancement de produit, et cette culture d’entreprise ne se fait pas prier pour séduire les cibles en quêtes d’esthétisme ! L’enjeu est de proposer des produits technologiques design, qui seront qualifiés d’objets presque « décoratifs » par les acquéreurs. Gammes multi couleurs acidulées, formes modernes et communication dynamique, telle est la recette de la célèbre pomme.

Gamme Ipod Nano

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