Le mythique label Blue Note fête ces 70 ans. Pour marquer l’événement le label propose des concerts dans toute la France, à Paris et plusieurs villes de province (Lyon, Marseille…) : le Blue Note Record Festival du 30 mars au 16 avril. On retrouve des géants tels que Ron Carter, le saxophoniste Joe Lovano, le pianiste Jacky Terrason, le trompettiste Erik Truffaz ou encore la pianiste et chanteuse Patricia Barber et bien entendu des signatures plus récentes telles que China Moses, le contrebassiste Avishai Cohen“The Finest in Jazz Since 1939″ (cliquez ici pour plus d’infos sur le festival)

Belle initiative et tournée de qualité, Blue Note, la note bleu, la fameuse note d’une gamme qui fait sonner votre instrument “blues” (car tout vient du blues) nous propose de prolonger l’aventure et partager avec la “petite sœur du jazz” qu’était Paris dans les années 30 un nouveau souffle à cette musique beaucoup pro méconnus, trop souvent qualifiée d’intellectuelle et si inexistante dans nos radios, nos télévisions… (quand j’entends le hip hop se plaindre d’un manque de diffusion alors que ce style est devenus si commun sur nos radios, nos télé… ça me donne la nausée).

John Coltrane

Comment présenter Blue Note ?

Un des meilleurs label de l’histoire ? Celui qui a porté en son sein les musiciens qui ont fait le plus évoluer la Musique. Chacune des pierres que le label a posé dans l’histoire de la musique a permis de changer, modifier ou de provoquer l’ordre des choses.
Fondé en 1939 à New York, ce label de jazz appartient désormais au groupe EMI. Jimmy Smith, organiste phénoménal fait partie des pionniers de ce label mais rapidement on compte une grande partie des classiques : Cliffortd Brown, Sydney Bechet, Cannonball Adderley, l’immense Ornette Coleman, Eric Dolphy, le sublime John Coltrane, Herbie Hancock, Thelonious Monk, Sonny Rollins, Wayne Shorter... La plus part des plus grands ont enregistré sur ce label.

Blue Note c’est aussi le souffle de deux hommes : Francis Wolff, associé d’Alfred Lion, deux juifs qui avaient migré d’Europe suite à l’arrivée du pouvoir d’Hitler. En 1967 Alfred Lion prend sa retraite et Francis Wolff meurt en 1971. Le label s’essouffle alors peu à peu jusqu’à sa dissolution en 1981. En 1984 Bruce Lundvall le ressuscite mais pour beaucoup avec une notion plus commerciale, bien que l’esprit Blue Note continue, que les deux passionnés, pères fondateurs qui choisissaient leurs artistes non pas par potentiel mais par coup de cœur… Une bien belle époque ou la production était aux antipodes d’aujourd’hui. On doit à l’actuel Blue Note, parmi tant d’autres, la découverte de Noarh Jones, fille de Ravi Shankar, l’international joueur de Cithare indienne avec les Beatles, John McLaughlin et tant d’autres durant les années 70.