La musique libre de droit est elle un danger ?">La musique libre de droit est elle un danger ?
Le 30 janvier 2009 par kevin dans Music2com
C’est se que soutient l’ASCAP, la SACEM américain qui souhaite ardemment défendre les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs. Celle ci organise le 3 février prochain un colloque pour parler de ce nouveau phénomène qui se répand chez les artistes comme de la poudre : leur objectif est de lutter contre la musique libre.
Nous en avions parlé il y a quelques mois, le CA de l’ASCAP était en 2008 en explosion. Cette réussite financière s’explique par le fameux droit de synchronisation (voir billet précédent) qui leur permets d’engranger de fortes sommes et de composer largement la chute du marché du disque. Mais le méchant web (vilain) est encore la… menaçant de ses nouveaux phénomènes de mode ! En effet au delà du piratage qui leur fait du mal à tous, la musique libre de droit (ou Royalty free) est également un nouveau business annexe du marché courant de la musique. Il s’agit simplement d’artistes qui ne souhaitent pas déclarer leurs compositions à l’ASCAP ou la SACEM pour la France et qui vendent donc leurs productions en comprenant une équivalence des droits d’auteurs, sans donc passer par eux dont le rôle original est de courir après les exploitant de musique pour demander les droits d’auteur (fixés de manière rigoureuse) pour les redistribuer aux artistes. Ce rôle se complète évidemment par une protection juridique sans faille (en cas par exemple d’utilisation illicite d’une oeuvre aux droits d’auteur non négociés ou mal négociés).
Un vent de liberté souffle…
Nous parlions il y a peu de la réussite du groupe Nine Inch Nails qui générait des bénéfices records notamment grâce à la licence Creative Commons, licence libre de droit qui autorise les internautes à échanger, donner, manipuler voir même rejouer les titres du groupe librement !
Car en tant de crise, toutes les économies sont bonnes ! et ce marché incarne une volonté de liberté jamais vue. En effet, outre les protections et la sécurité qu’offre la SACEM ou l’ASCAP, il s’agit de 12% des droits de gestion collectés directement sur les droits d’auteurs qui font aussi fuir les artistes. Autre facteur : la complexité des droits et des paperasse. C’est sur ces deux points précis que sont nées les musiques libres de droit et leur utilisation importante dans la production vidéo notamment : trop de papiers, trop de droits, trop complexe… (moi même j’ai essayé de monter plusieurs projets en rapport avec ma musique et la vidéo et il était courant d’entendre au même service juridique de la SACEM Paris des avis contradictoires sur à qui payer quoi).
Car les artistes qui utilisent les licences libres ou qui sont libres de droit sont pas malheureux
ils diffusent leurs œuvres plus rapidement et sont beaucoup plus attractifs pour les sociétés de production quant à l’utilisation de leurs morceaux.
En France la SACEM interdit tout simplement à ses artistes (qu’elle signe à vie pour TOUTES les œuvres qu’il composera) de signer des licences libres obligeant les artistes à choisir dès le début de leur aventure si leur musique sera ou pas libre de droits. Elle encourage les nouveaux artistes à opter pour la liberté et la simplicité en refusant (comme souvent finalement dans le monde de la musique) de trouver de nouvelles solutions et en s’adaptant aux nouvelles tendances des artistes.
Pour ma part je suis directement concerné puisque sur mon catalogue musical sur www.music2com.com, je propose de la musique libre de droit et non libre de droit. Je réponds simplement à une demande du marché, de ma cible, qui est de proposer les deux types de licence.







[...] le dos aux petits disquaires qui étaient déja franchement mal au profit de grands groupes). Nous avons vu il y a peu que de nombreux artistes et labels s’orientent vers les licences libre (voir [...]