Le droit de synchronisation est le tarif demandé pour l’utilisation d’une musique sur un support vidéo : publicité tv, films, documentaire, jeux vidéos… Ces droits sont libres à la négociation et dépendent de deux éléments : de l’exposition du support final au public (au plus de gens sont susceptibles de voir et plutôt d’entendre le document, plus les droits se négocient cher) et la renommée de l’artiste (comme vous l’avez compris on ne négocie pas du Pink Floyd pour son dernier court métrage comme on négocie la nouvel prod de Bébert dans son garage ! mais qui voudrait de Bébert ??).

Le marché du disque s’éffondre, comme vous le savez et les sociétés de production cherchent de nouvelles ressources ! Le droit de synchronisation a toujours existé pour eux mais de manière naturelle. Depuis peu on constate l’utilisation de ces droits nettement progresser. Deux facteur principaux : l’arrivée d’Internet évidemment et de la sonorisation multimédia type Podcast, sites web… et la baisse du ticket d’entrée pour la publicité tv grâce à la TNT ou sur certaines chaîne l’espace pub est dérisoire comparé à du TF1.  Plus de publicités = plus de sonorisations = plus de droits de synchronisation. Autre grand intérêt pour les maisons de prod à favoriser ce système : l’exposition de ses artistes. Une publicité TV (mass média donc) a un très fort impact et une telle diffusion peut dynamiser ou redynamiser la carrière d’un artiste. On peu citer une moyenne d’environ 40.000 euros selon l’éditeur et producteur, pour une campagne de publicité moyenne. En Sachant que ces chiffres peuvent être démeusurés si l’on parle d’un hit de Mackael Jackson ou autre star.
Nous avons tous en effet associé les titres de Yaël Naim à Apple ou encore The Do pour les cahiers Oxford. Ces artistes ont aujourd’hui une carrière internationale grâce entre autre à leur association à ces publicités très réussies. Ces deux publicités nous proposent une forme de copy stratégie qui met en scène le produit (vieille recette publicitaire) soit en démontrant directement la plus value de celui ci (Apple et son nouveau Mac Air, léger, compact…) soit en représentant le produit comme partie intégrante de nos vies (les cahiers Oxford dans différentes situations de nos vies).

Le monde de la publicité peut enfin compter sur la seconde possibilité : des créations sur mesure pour leurs productions. On parle plus souvent des “gros chiffres” générés par l’utilisation de morceaux de personnalités mais les professionnels de la musique de publicité sont souvent bien connus pour leurs signatures sonores (France Telecom par exemple), moins pour les habillages composés à la demande d’une production. Le marché est pourtant vaste et des sociétés telles que Music2com proposent ces prestations en faisant appel à leur catalogue d’artistes.
Car trouver un tube qui correspond aux valeurs c’est une chose, mais créer une mélodie qui reflète exactement l’identité de la marque ou du produit c’est plus fort !