1 million de $ de recette en distribuant un album gratuitement… c’est possible !">1 million de $ de recette en distribuant un album gratuitement… c’est possible !
Le 15 janvier 2009 par kevin dans Multimédia, Musique
C’est du moins le pari réussi du célèbre groupe Nine Inch Nails, rock indus américain qui déclare un bénéfice de 1,6 million de $ en une semaine sur leur dernier album Ghost I-IV sorti début 2008.
Dis comme ça on pourrait imaginer que l’album a cartonner dans les chart mais en réalité l’album n’était pas dans les chart… le groupe favorisé le partage et la gratuité à l’hédonisme et vilain capitalisme.
L’album comprenait 36 titres (rien que ça) distribués gratuitement sous la licence libre : “reproduire, distribuer et communiquer cette création au public”. La modification de l’oeuvre est même autorisée à condition de citer le nom de l’auteur originale à chaque fois. Seul l’exploitation commerciale ou la distribution est interdite.
L’album c’est également merveilleusement vendue sur les sites tels que Amazon ou iTunes qui sont, aux USA, devant quasi aussi automatique que d’aller au mall market du coin. Il faut avouer que chez eux, le monopole de la vente de disque n’est pas tenu par une FNAC ou un Virgin légèrement envahissant qui en embourbe la réflexion dans des lois restrictive alors qu’on semble ailleurs être passé à la phase suivante…
Avec une telle réussite le groupe Nine Inch Nails passe devant la réussite du célèbre groupe Cold Play qui, rappelons le, avait eu la même initiative ainsi qu’un immense succès il y a un an.
Cette licence a d’ailleurs donné des idées aux DJ et autres qui sur des sites tels que Ninremixes.com mettent en ligne leurs remix ou leurs créations réalisées à partir de ce disque.
L’actualité des major est flipante pour ce début 2009. Il faut le reconnaitre : ces nouvelles ne sont pas rassurantes pour le circuit de production actuel et encore moins pour le circuit de distribution. Mais je pense notamment à EMI qui perd depuis pas ses artistes : récemment c’est Mathieu Chédid (dit M) qui quitte EMI au profit d’Universal (et rejoindre sa pote Vanessa pour qui il avait signé les dernières oeuvres).
La distribution sur internet semble trouver des solutions de financement complaisantes pour les deux parties les plus important de la création musicale : les artistes et le public. Les maisons de disque et la distribution continuent à décrier à qui veut bien l’entendre qu’ils représentent une part importante de la créativité… vont ils se faire sortir du jeu ? Sont ils si indispensable ?






Laisser un Commentaire