Hey mec, la musique c’est cher…">Hey mec, la musique c’est cher…
Le 12 décembre 2008 par kevin dans Multimédia, Musique, Non classé
Les français se préoccupent de la musique en ligne. Le marché du numérique commence son ascension un peu partout pour chaque major qui arrivent à mettre une stratégie marketing potable en place, Youtube fait partie des mots les plus recherchés sur Google et Deezer, service gratuit d’écoute de musique en ligne, connait la plus forte progression de recherche sur Google (devant Facebook).
Depuis quelques jours on retrouve également sur le net des estimation de part du numérique dans la vente de musique en ligne. Selon Musicspot, les ventes de musique numériques aux USA représenteront 41 du marché de ventes de musique en 2013 (source: cabinet d’étude Jupiter Research).
La progression actuelle est déjà de 18%, score confortable pour un marché si longtemps décrié, souvent par amalgame douteux et volontaire, comme “la mort de la création musicale” (mais quels cons ont bien pu croire ça ???).
Le cabinet d’étude estime également que 55% des consommateurs en ligne achèteront de la musique en ligne en 2013. Oui, on appelle ça un changement d’habitude de consommation. Chaque époque l’a connue en délaissant un segment du marché pour un autre. C’est la loi des marchés et des consommateurs qui cherchent au plus pratique lorsqu’on est pas capable de proposer mieux depuis un certain nombre d’années et quand une politique de prix est aussi incohérente : mais pourquoi personne ne parle jamais du prix des cd ??
Bon je me lance, je propose un petit rappel : comment se constitue le prix d’un cd dans les backs :
Ces chiffres sont une moyenne réalisée par la SNEP, chaque contrat étant différent :
Maison de production = 52%
Droits d’auteurs (paroliers compositeurs) = 7%
Redevance à l’interprète = 19%
Distribution = 22%
Ces chiffres dépendent en effet de la “valeur rentable” de l’artiste. Certains interprètes n’ont que 10%.
22% pour la distribution : vous savez c’est le surplus qui fait qu’aux USA un CD se vend 15$…
Détaillons les 52% des maisons de production :
Frais d’enregistrement : 6%
Marge d’exploitation : 7%
Fabrication du disque : 21%
Frais généraux :25%
Promotion : 31%
(source : snep)
Bref synthétisons avec des chiffres (just for fun):
8,69€ à la maison de disque
3,68€ aux magasins grossistes
3,18€ aux artistes interprètes
1,17€ aux paroliers et compositeurs
et enfin 3,28€ pour la TVA de 19,6%
Mais la corrélation baisse des prix et augmentation des ventes de cd est déjà prouvée : en 1987 ( et on sait tous à quel point les années 80 ont été néfastes pour la musique), la TVA sur les disques est passée de 33,6% à 19,6% : les ventes ont augmentés de 91%. Et la cerise sur le gâteau était que les prix avaient en réel baissés seulement de 8% : les 6% restant devinez qui les a pris ? les maisons de disques et les distributeurs.
Le téléchargement sur Internet (légal) propose une révision de ce système d’exploitation des œuvres et c’est pas pour leur plaire. Mais étant donné les merdes qu’ont produit les majors avec leurs millions d’€ qu’ils avaient encaissés on ne peut pas dire que l’argent aide vraiment à la production (mais je ne généralise pas toutes les productions des majors et qu’il soit clair, je parle de majors, pas de labels indépendants, ceux qui comme les petits commerçants dans les années 80 se font bouffés par les grandes surfaces avec l’aide de l’Etat).
Période de crise oblige, on a tous moins de sous pour acheter nos CD favoris alors allez faire un tour sur DownloadShopper qui propose de trouver les meilleurs prix acheter vos chansons ou albums favoris en comparent les prix de iTunes, Amazon et WallMart : un cd à 5$ en moyenne c’est autre chose non ? (et pour ceux qui pourraient croire : un cd vierge ne coute pas 20$ pièce ;)).







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