L’achat de musique sur Internet en hausse, le bout du tunnel pour les majors ?">L’achat de musique sur Internet en hausse, le bout du tunnel pour les majors ?
Le 17 novembre 2008 par kevin dans Musique
Selon une étude de la CEA (Consumer Electronics Association), l’écoute de musique et le lecteur MP3 sont au top des usages des jeunes américains. La musique et la technologie qui permet de l’écouter est une technologie dont ils n’imaginent pas pouvoir se passer.
58% des jeunes achètent les CD en magasin (en sachant que les commerces US sont bien plus fournis que nos vulgaires rayons FNAC ou Virgin et surtout beaucoup moins cher à l’unité), l’emprunt de CD entre copains représente 56% des usages, les CD reçus en cadeau : 52% et le téléchargement légal 51% !
L’achat de musique en ligne a progressé de 10% depuis 2006.
Au Royaume Uni, Bauer Media démontre que 75% des consommateurs de musique se disent passionnés de musique se qui serait un centre d’intérêt majeur pour 46% d’entre eux. 44% des personnes interrogées déclarent avoir acheté plus de musique cette année que l’an dernier.
Cette augmentation significative d’achat de musique sur Internet démontre que la (tardive) stratégie marketing des grands labels est payante. Universal Music, numéro un mondial du marché de la musique, filiale du groupe français Vivendi annonce un bénéfice avant impôt, intérêts et amortissements de 408 millions d’euros sur les neufs premiers mois de l’année 2008, soit une progression de 21,8% sur l’année.
Outre les bénéfices engrangés par sa récente fusion avec BMG et Sanctuary (longtemps décrié par les les labels indés dont le message était porté par leur syndicat Impala, qui s’opposait à cette fusion en dénonçant une situation de concentration horizontale et verticale du marché dangereuse alors que autorités anti-trust eurpéennes avaient donné leur aval), Universal Music profite d’une croissance de ses ventes digitales de 33% et d’une hausse des revenus générés par les licences accordées à une multitude de sites Internet, malgré une baisse de 14% des ventes notée par le SNEP (Syndicat national des éditeurs phonographiques).
Les majors voient elles enfin le bout du tunnel ? mais à quel prix pour l’industrie de la musique ? Même si l’Internet semble, à nouveau, s’autoréguler en constatant une consommation de musique payante en hausse, une nouvelle habitude de consommation, le monopole des majors semble préservé et tendre vers une concentration encore plus importante. Les grands perdants semblent être la distribution pour qui le combat ne semble pas terminé. Même si le gouvernement va bientôt sanctionner le piratage illégal, l’écoute gratuite est accessible et parait une alternative idéale au téléchargement illégal.
Notons tout de même que Bit Torrent, exploitant du réseau peer-to-peer du même nom vient d’annoncer une levée de fonds de 17 millions de dollars auprès de fonds d’investissement privés, ce qui porte à 46,7 millions de dollars le montant des fonds qu’elle a parvenue à lever en 7 ans seulement… Un business qui rapporte et qui a finalement eu le malheur d’être exploité par d’autres que les labels.







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