Ce mois ci j’ai le plaisir de vous proposer le portrait de Stéphane Calcagni, fondateur de Dream & Scape, agence événementielle spécialisée sur l’événementiel musical.
Dream & Scape : http://www.dreamescape.fr/ propose de donner une ambiance et une dimension unique à vos événement par une expertise musicale unique en proposant une large palette de prestation.

Stéphane Calcagni a eu la gentillesse de répondre à nos questions pour nous présenter son projet et débattre avec nous sur le rôle de la musique dans la communication.

Bonjour Stéphane Calcagni. Je propose que tu te présentes, dans un premier temps, puis on abordera ton projet : Dream & Scape

Stéphane CALCAGNI : Bien, j’ai aujourd’hui 37 ans et j’ai eu un parcours double. Cela fait 20 ans que je suis bassiste et j’ai traversé nombre d’expérience et de projets musicaux. J’ai donc pendant 14 ans travaillé dans un grand groupe international dans la finance, croyant que la vérité se trouvait dans le conventionnel.
Cela dit, cela n’était pas la vie qui me convenait.
La place de la musique dans ma vie a toujours été très forte et de plus en plus forte d’ailleurs.

Quel était ton poste précisément ?

Stéphane CALCAGNI : J’étais manager dans la compta avec une équipe de 20 personnes et des relations et déplacements à l’international.
Je ne renie pas ce passé car cela a été très formateur et très révélateur, voire déclencheur.

Tu as découverts la musique quand ?

Stéphane CALCAGNI : En fait comme beaucoup de jeune j’ai monté un groupe à 16 ans avec mon frère, mon cousin et un pote. On est tous issus de la banlieue comme on dit. On était super jeune et la tête pleine de rêves !!! On a monté le groupe « les cousins » (et oui on avait 16 ans).
Mais il y a une anecdote qui pour moi nous a révélée à notre rêve du moins m’a révélée ! Je me souviens comme si cela s’était passé ce matin ! On est allé répété dans les studios Luna Rosa à l’époque où ils étaient encore situés dans les anciens frigos aux quais d’Ivry à Paris. Le pont métallique traversant les voies de chemins de fer était encore debout à cette période. En arrivant nous avons vu un groupe qui se préparait à répéter dans une des salles. Ils avaient entre 35 et 45 ans, un bedonnant, la chanteuse pas très jolie et là on était moqueurs sur l’aspect physique. Déjà à ce moment là l’image des clips et du star système faisait sa salle besogne en nous montrant des standards faussés de la vraie nature humaine des artistes. On est resté un peu car on était en avance et ils ont commencé à jouer Roxane de Police sans fermer la porte. Nous on se prenait pour des virtuoses des futures stars bien sur !!! Ce jour là on s’est pris la plus belle leçon d’humilité de notre vie car ils ont joué comme des dieux il m’a fallu des années avant de sortir ce morceau comme eux !!!
Ca m’a donné goût au travail et l’envie de progresser mais aussi de faire des échanges, de respecter chacun, débutant ou grand professionnel.
Et puis je me suis aperçu que plus on apprend plus on sait qu’il y a des choses à apprendre. Bref plus nous apprenons, plus nous savons que nous sommes ignorants ! Me voici donc projeté dans la passion de la musique !

Par quels univers musicaux, en tant que musicien, es tu passé durant ces années ?

Stéphane CALCAGNI : Très classique, j’ai commencé par le hard rock (et oui le trash n’existait pas encore) la pop ensuite un peu de latino jazz rock (assez peu) ensuite reggae, rock festif, ska puis ensuite funk soul blues. J’ai fait aussi beaucoup d’arrangement dans des groupes de compos plutôt rock

Peux tu nous présenter Dream & Scape ? Comment est né le projet puis développons le concept qui est passionnant.

Stéphane CALCAGNI : En fait Dream & Scape est la réalisation la plus flippante que j’ai faite ! Un véritable défit. L’idée est née il y a deux ans en voulant vivre de ma passion. J’ai monté un groupe professionnel de reprise (funk soul pop rock) en essayant de mettre des morceaux au répertoire qui nous font plaisir.
Tout d’abord cela a été très difficile de trouver les membres actuels du groupe car comme dans tous les métiers il y a de tout. J’attache une importance extrême à l’humain ! Déjà en entreprise j’avais ce trait de caractère (ce qui m’a valu quelques déboires).

Et une quantité d’amateur hallucinante…

Stéphane CALCAGNI : Oui des amateurs dans l’âme… Avec très peu de conscience pro. Je me suis aperçu de la misère du musicien ! J’avais arrêté mon job et les endroits sur Paris et couronne exploitent misérablement les musiciens comme si nous devions être contents de jouer pour un salaire inacceptable.

Et c’est ainsi que Dream & Scape se construit…

Stéphane CALCAGNI : Oui, j’ai ressenti un choc. D’un côté la misère sociale dans les entreprises avec des problèmes relationnels dus à une communication “humaine” quasi inexistante et de l’autre côté des artistes qui survivent à peine.
Alors j’ai voulu rapprocher ces deux mondes ! LA musique et l’entreprise !
Dream & Scape est née !

Alors Deam & Scape : le concept. Combien êtes vous ?

Stéphane CALCAGNI : 4. Moi, je suis en charge de la partie commerciale, marketing et je suis le directeur artistique. On a un conseillé technique son et lumières. Et puis le graphisme, les concepts d’image et la réalisation terrain sont assurés par deux autres personnes.
Et nous avons In Touch le groupe de l’agence.

 
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Qu’est ce que Dream&Scape propose ?

Stéphane CALCAGNI : Dream & Scape est une agence événementielle. Elle propose ce que toutes les autres agences proposent. Organise des banquets, meetings, séminaires, soirée privée, soirée select, mariage ect… Jusque là nous ne sommes pas très différents !!
Par contre nous avons une forte emprunte artistique musicale et nous bénéficions d’un réseau d’artistes exceptionnel. Du DJ aux stars.
La musique c’est notre métier notre passion et nous sommes très bien placés pour découvrir les artistes que nous plaçons dans nos événements. Nous savons dénicher, faire confiance, et surtout nous savons écouter !! Et savoir si l’artiste tient la route. J’auditionne en conditions live tous les artistes avec qui nous travaillons.

Tu parlais de personnalités connues ?

Stéphane CALCAGNI : J’ai eu l’avantage de rencontrer Pierre Boussaguet (contrebassiste qui a fait une tournée mondiale avec Diana Krall) lors d’une rencontre quand je cherchais un concept de jazz lounge live. Un grand moment !!
Notre spécificité nous permet de nous greffer sur n’importe quel événement rien que pour la musique. Ce qui est unique. Nous avons aussi des concepts spécifiques pour l’entreprise concept unique en France.

Comment conçois tu le rôle de la musique dans la communication, comment enrichit elle la communication ?

Stéphane CALCAGNI : Il y a des tonnes de choses à dire sur les bienfaits de la musique.
Mais il s’agit d’un vecteur de communication tout à fiat exceptionnel… Il s’agit d’un langage universel et je suis convaincu que les Hommes ont joué de la musique avant de savoir parler
L’exemple que je cite souvent est quand on est entre amis à la maison il suffit de mettre un fond musical pour que l’ambiance soit tout de suite plus conviviale.
La musique traduit nos humeurs et nous aide dans notre vie. On a tous des morceaux qui nous donnent la pêche ! Et puis qui n’aime pas la musique ???
Il y a aussi des bienfaits intellectuels : travail de la mémoire, agilité moteur etc…
Le côté magie opère aussi. Quand nous faisons une presta les gens sont très attirés par les instruments.

La musique agit de manière multilatérale sur nos comportements. Comment choisis tu un style ou un groupe pour un événement ? Ta sensibilité artistique est au coeur de ce choix…

Stéphane CALCAGNI : En fait pour le choix des groupes, il faut être assez habile.
Il faut savoir alterner proposition et écoute. Ce que je propose toujours c’est d’entrer en contact directement avec le client final. Ce n’est pas toujours facile car je travail avec des lieux réceptifs et il ne me donne pas toujours accès à leurs clients.
Alors il y a des standards bien sur mais je préfère toujours personnaliser l’offre en fonction des attentes du client de sa propre sensibilité artistique quitte à recruter de nouveaux artistes
C’est aussi ce qui rend le travail passionnant !!
Il faut faire parler les gens, sur leurs goûts mais aussi sur leur vie car cela en dit long… Si tu touche leur coeur tu as tout gagné ! Quand un client me répond “ah bon c’est possible d’avoir ça ???” là c’est top !!
Tu sais avant, dans la finance, les gens étaient tous gris sans couleur. Les infos véhiculées étaient sans grande valeur humaine. Désormais quand je parle dans mon job, des yeux s’illuminent et j’apporte du bonheur. Un sens à ma vie aussi !! Faire quelque chose pour son prochain.
Je sais que j’apporte du bon au client. Que la musique leur fait du bien et soigne un peu l’âme. C’est avec cette profondeur que Dream & Scape existe.

L’engagement est profond, ça rend ton offre plus complète.

Stéphane CALCAGNI : La sincérité ! La passion ! C’est ce qui manque souvent dans le business en général.

Internet change quelque peu notre relation à la musique notamment grâce au lecteur mp3 et au boum du I Pod. D’après toi, quel rôle Internet joue-t-il pour la musique ?

Stéphane CALCAGNI : Je suis assez partagé. Mais globalement je trouve bon que cela casse le business des maisons de disque qui se sont enrichies sur le dos des artistes et qui ont produits des daubes juste pour les ventes.
Cela doit en définitive booster les artistes qui font de la scène. Démocratiser l’offre fera sortir des oeuvres de meilleure qualité et donnera aux gens comme toi et moi la possibilité de s’exprimer et de proposer autre chose. Par ailleurs se pose le problème des droits…

Oui d’autant plus que l’industrie de la musique est en plein boom en compensant les pertes de l’industrie du disque (les CA des Sacem mondiales sont en explosion alors qu’on connaît les chiffres de l’effondrement du marché du disque). Ca laisse songeur… l’industrie du disque, en se débattant, n’essaie-t-elle pas d’entraîner l’industrie de la musique avec elle ??

Stéphane CALCAGNI : Finalement cela devrait réconcilier le public avec les artistes ! Le bout du tunnel ??

Comment imagines tu le rôle de la musique dans nos sociétés à venir ? Comment l’imagines tu évoluer ?

Stéphane CALCAGNI : Je pense que les choses vont changer. L’Etat met certaines procédures de contrôles en place qui en définitive devraient favoriser les professionnels qui souffrent de la concurrence déloyales des amateurs qui cassent le marché.
L’obligation de licence spectacle pour tous ceux qui font plus de six événements par ans et sa suppression en cas d’irrégularité (même pour les administrations) doivent favoriser également la profession.
Mais pour répondre précisément à ta question le rôle de la musique dans l’avenir sera celui que nous lui ferons ! Dream & Scape a certainement sa petite pierre à porter à l’édifice du futur comme d’innombrables acteurs de la profession. Je ne crois pas que les choses se fassent sans nous.

Ne penses tu pas que la question du téléchargement illégale de musique est la même problématique que celui de la crise financière actuelle : nos banques ont joué avec notre argent, se sont trompées et nous payons pour réparer leur connerie. Le téléchargement illégale c’est finalement un peu l’histoire de maisons de disque qui ont loupé LE wagon du 21ème siècle en matière commercial et marketing. On entend plus le directeur de la FNAC pleurer pour leurs Royalties que les maisons de disques ou les artistes à qui ça a profité (je pense à Coldplay).

Stéphane CALCAGNI : C’est une véritable punition dans les deux cas ! Sauf que pour les banques c’est nous qui sommes punis !! Pour la musique les maisons de disques sont punies de leur passé.
Un phénomène qui me plait, c’est le développement de l’identité sonore. Les entreprises sont très attirées par ce concept. C’est un véritable marché qui s’ouvre où les créatifs ont leur place. Nous avons eu droit à l’image (logo etc…) et désormais le son la musique Cela est un peu dans l’esprit que je développe, à la différence que Dream & Scape est tourné vers l’humain.

Oui c’est précisément la que Music2com se positionne. D’autant plus que le combat contre le téléchargement est terminé : des librairies musicales comme Deezer ou Pandora aux USA proposent une banque de donnée TRES complète, télécharger ne sera bientôt plus utile…