L’industrie du disque, cancer de l’industrie de la musique ?">L’industrie du disque, cancer de l’industrie de la musique ?
Le 20 octobre 2008 par admin dans Music2com
Suite à la lecture d’un article très intéressant parus sur le webzine Movie j’ai trouvé en moi l’envie de vous écrire à ce sujet qui me tient tant à cœur.
Plusieurs chiffres sont intéressants à noter en ce début de septembre 2008. BMI, Broadcast Music Inc, l’équivalent de la Sacem, société de gestion des artistes a doublé son chiffre d’affaire en 10 ans (+7,2% par rapport à 2007). MCPS-PRS Alliance, l’équivalent britannique enregistre une hausse de 43% de son CA en 10 ans. La Sacem voit son CA en hausse de 40,29% en 9 ans. (Source JDN)
En parallèle, l’industrie du disque affiche un marché en baisse de 17% entre 2006 et 2007 et de 50% en 5 ans. (source) La faute ? le piratage en ligne évidement. N’allons pas chercher plus loin. Du moins…
En confrontant ces données, il semble nécessaire d’analyser la situation. Car au fond, qui pleure le plus ? ou plutôt qui sont les pleures qui arrivent à se faire entendre ? Pour ma part j’entends beaucoup parler Denis Olivennes, président de la Fnac, a qui la parole est donné dans les débats à l’assemblé : quel Lobby ! Les poids lourds de l’industrie du disque on kidnapé l’industrie musicale ! On n’entend parler que d’eux finalement… (Les autres sont attaqués en justice). On le comprend, son business va mal : qui ne défendrait pas son os ?
La hausse des CA que nous venons de citer est gonflée par l’explosion des nouveaux médias numériques : Internet, les web radios, les web tv… Ca rapporte suffisamment pour combler le manque du à la perte de vitesse de l’industrie du disque.
Finalement, ce n’est pas l’industrie de la musique qui est en crise… mais l’industrie du disque. Isolée par l’exploitation du support sur lequel est diffusé la musique. Car au fond, la crise est peut être plus une jalousie qu’autre chose : avoir rater le train d’Internet que les internautes leur rappel chaque jour ! Quelle erreur professionnelle… Le monopole des médias et essentiellement des médias de masse était également un gage de réussite pour eux. L’avènement d’Internet comme devenant le média de référence en a semble t il déstabilisé plus d’un… Mais pourquoi ces industries ne comprennent pas que le CD est mort ? Qu’ils l’ont tué… Le CD n’est plus un support compétitif. Il est gros, impersonnel, fragile, moche, impose 15 morceaux à un prix souvent élevé… Imaginez le prix d’une Cdtèque de plusieurs centaines d’albums ! Aucune chance de favoriser la découverte artistique…
Avec Internet, cette crise donne le pouvoir aux consommateurs (au risque de procès). La distribution est brisée, incontrôlable. Le choix est illimité : artistes produits ou non, petits labels ou gros labels. Les artistes auto produits ont ENFIN leur place, les mouvements minoritaires existent enfin ! La cible est plus large, autant que son efficacité ! Certains sites proposent même le financement, par le public, d’artistes en misant sur leur production ! ex : www.mymajorcompany.com Cette idée replace finalement la création artistique à sa place : non plus dans les mains des marketeurs qui par A+B prouvent que tel artiste fera un carton, mais par un réel coup de cœur, musicale, artistique qui ne s’explique pas toujours. La cible est tellement gigantesque que le cloisonnement national voir régional de son succès n’est plus qu’un mauvais rêve du passé !
Il faut protéger l’industrie de la musique de l’industrie du disque. Son cancer ne doit pas se propager par ses mensonges et son amalgame constant entre c’est deux : il s’agit de la fin d’un monopole.
La musique vibre, elle vie. Elle est bien plus précieuse et importante pour les consommateurs qu’ils ne l’imaginent eux même. La subtilité de la transmission de ses messages en fait l’outil non verbal le plus efficace pour communiquer.
A vous de juger… mais n’oubliez pas de sortir !






[...] Nous en avions parlé il y a quelques mois, le CA de l’ASCAP était en 2008 en explosion. Cette réussite financière s’explique par le fameux droit de synchronisation (voir billet précédent) qui leur permets d’engranger de fortes sommes et de composer largement la chute du marché du disque. Mais le méchant web (vilain) est encore la… menaçant de ses nouveaux phénomènes de mode ! En effet au delà du piratage qui leur fait du mal à tous, la musique libre de droit (ou Royalty free) est également un nouveau business annexe du marché courant de la musique. Il s’agit simplement d’artistes qui ne souhaitent pas déclarer leurs compositions à l’ASCAP ou la SACEM pour la France et qui vendent donc leurs productions en comprenant une équivalence des droits d’auteurs, sans donc passer par eux dont le rôle original est de courir après les exploitant de musique pour demander les droits d’auteur (fixés de manière rigoureuse) pour les redistribuer aux artistes. Ce rôle se complète évidemment par une protection juridique sans faille (en cas par exemple d’utilisation illicite d’une oeuvre aux droits d’auteur non négociés ou mal négociés). [...]